Il faudra…

J’en ai tellement bavé, au-delà de l’imaginable,

En serais-je devenue insatiable? Sans cesse déçue, sans cesse inconsolable?

Quand je vois enfin briller à la surface de mes jours, la lumière, l’espoir, de la vie, enfin, le retour,

Je ne peux m’empêcher de penser aux ressacs insidieux, aux lames de fond, qui nous surprennent sur le pont…

Je ne veux plus sombrer, je ne veux plus me noyer, je ne veux plus mettre de côté

Les rêves éveillés qui, comme autant de vagues tendres, viennent sur nos corps tièdes s’échouer…

J’ai levé l’ancre, je suis venue te chercher, et si tu refuses que je monte à bord, pour dis-tu, me protéger, alors

Il faudra que tu me jettes à la mer, comme on jette à l’eau le corps brûlé des naufragés,

Ceux qui n’ont pas attendu d’être sauvés, et qui ont rendu l’âme, aussi simplement que d’une chambre d’hôtel, on rend la clef…


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~ par quedeleau sur 29 mai 2009.

Une Réponse to “Il faudra…”

  1. est-ce donc possible de demeurer à bord?

    ah, je suis trop réaliste!

    je fais enfuir les rêves!

    je vais donc m’effacer et laisser place au navire où tu dis t’embarquer au mépris du danger

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