L’homme qui dort…

L’homme qui dort
Cette nuit encore
Loin de moi,
Etait il y a peu tapi au creux de mes bras,
Comme un jeune animal,
Ni Dieu, ni mec, ni mâle,
Juste un être qui s’abandonne,
Se peletonne
Dans les parfums de peau, d’amour, de femme,
Un jeune animal qui réclame
De la chaleur…
Et qui s’endort
Dans la tiédeur
De mon corps,
Abandonnant dureté, fierté, grandeur, aplomb, virilité, éloquence
Pour quelques heures redevenir
Juste un cœur qui danse
Dans nos rêves emplis de désir…
L’homme qui dort
A sur la peau tout le sel
Tout le miel
De ma bouche
Et quand contre lui je me couche
C’est comme m’allonger
Sur une terre promise…enfin respirer…

