Augure…

Oiseaux de mauvaise augure…
Sans cesse je vous entends, je vous devine,
Je lis entre vos lignes
Quand sur mon amour vous apposer la censure…
Pourquoi un homme si loin d’elle?
Est-elle certaine vraiment qu’il l’aime?
Il a si peu de temps à lui consacrer…
C’est clair, c’est louche, ça ne va pas durer !
Croyez-vous qu’il l’a choisie, elle?
Il va sans doute reculer…
Oh, oui, qu’elle se réveille
C’est bien trop beau pour être vrai!
Elle n’a pas son pareil
Pour la difficulté, aller chercher !
Que voulez-vous…rien d’étonnant,
Amant, maîtresse, maîtresse, amant,
Elle cherche l’impossible, c’est agaçant…
Dieu merci, elle n’a pas d’enfant,
Vous imaginez le tableau?
La nature est bien faite, finalement…
Bon, en attendant, faisons semblant,
De toutes façons, elle ne parle que de lui…c’est lassant…”

Oh, oui, je vous entends, je vous devine,
Derrière chaque sourire, un avertissement,
Derrière chaque question, une sentence,
Quand pour lui, je suis pute divine,
Quand avec lui je suis pur amour, follement,
Quand grâce à lui j’ai le cœur, le corps, qui dansent…
Vous…
Vous croassez, oiseaux de mauvaise augure
Espérant qu’à nouveau je dégringole
Que mes rêves se cassent la figure,
Qu’ils jouent un mauvais Guignol
Une farce de mauvais goût
Sur laquelle vous cracherez, salirez tout.
Et quand bien même…
Je l’aime.
Allez au Diable
Avec vos sentences,
Vos mauvaises fables
Vos cœurs si rances…

